Dossier: Turquie, après le coup d’Etat raté Reportage

Référendum en Turquie: la campagne «post-vérité» d’Erdogan face aux «terroristes»

À une semaine du référendum qui doit lui octroyer d’immenses pouvoirs, le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis tous les moyens de l’État au service de la campagne du « oui », face à des partisans du « non » ostracisés et réprimés. Une partialité qui n’empêche pas le Reis de se présenter en défenseur de la démocratie et en victime des complots de « terroristes » et de puissances étrangères hostiles.

Nicolas Cheviron

8 avril 2017 à 19h17

La lecture des articles est réservée aux abonné·e·s. Se connecter

Ankara, Gebze, Istanbul, Sakarya (Turquie), envoyé spécial. –  À Gaziosmanpasa, Recep Tayyip Erdogan est partout. En ce dimanche un peu pluvieux de la fin mars, son visage s’affiche en toute démesure sur les façades des immeubles, en miniature sur les bandeaux que portent, noués autour du front, ses partisans, ou encore sur des étendards le figurant entouré d’emblèmes ottomans, sur des tapis, des écharpes. Ses portraits se mêlent aux innombrables drapeaux et panneaux publicitaires appelant à voter, le 16 avril, en faveur de la réforme constitutionnelle qui conférera au président turc des pouvoirs hors-normes dans un régime démocratique. À des kilomètres à la ronde, on ne voit pas en revanche un seul stand, une seule affiche, un seul autocollant pour le non.

Abonnement mediapart

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là


Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Aujourd’hui sur Mediapart

Migrations — Enquête
par Sarah Brethes (avec Sheerazad Chekaik-Chaila)
À l’air libre
par à l’air libre
Voir la Une du Journal

À ne pas manquer

Médias
Couvrir l’extrême droite, affronter la violence politique
Travailler et enquêter sur l’extrême droite en France, c’est s’exposer à des menaces, du cyberharcèlement, des insultes et du dénigrement. Et dans un milieu très masculiniste, être une journaliste femme est un facteur aggravant. Dénoncer ce déferlement de haine par la voie de l’interpellation ou le canal judiciaire n’a rien d’évident.
par Mathilde Goanec et David Perrotin
Gauche(s) — Analyse
Programme présidentiel de Mélenchon : ce qui change, ce qui demeure
Réactualisé à l’aune du quinquennat écoulé, « L’Avenir en commun » est débarrassé des points qui avaient le plus fait polémique en 2017, comme l’hypothèse d’une sortie de l’Union européenne. Pour le reste, la continuité domine : VIe République, planification écologique et partage des richesses.
par Fabien Escalona et Pauline Graulle
Nucléaire — Enquête
Centrale nucléaire de Tricastin : des dissimulations en cascade
Dans l’affaire du lanceur d’alerte de la centrale du Tricastin qui porte plainte contre EDF, de nouveaux éléments consultés par Mediapart révèlent que l’Autorité de sûreté du nucléaire connaissait depuis longtemps le problème. Selon un document interne, EDF a menti et l’autorité de sûreté également dans sa communication publique.
par Jade Lindgaard
Dossier. L’affaire Kohler — Enquête
La note qui relance l’affaire Kohler
La Sfil, une discrète banque publique qui assure les financements des bateaux achetés en France par le groupe MSC, s’est réjouie en 2020 de bénéficier du « soutien » du secrétaire général de l’Élysée. Ce dernier a des liens familiaux avec les Aponte, les principaux actionnaires de MSC.
par Martine Orange

Nos émissions

À l'air libre
par à l’air libre
À l'air libre
par à l’air libre
Grand entretien
par Justine Brabant
Ouvrez l’Élysée
par Usul et Ostpolitik