Nicolas Cheviron

Ses Derniers articles

  • Mobilisation massive pour empêcher les fraudes aux élections en Turquie

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    Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'un meeting à Istanbul, le 23 juin 2018. © Reuters / Umit Bektas Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'un meeting à Istanbul, le 23 juin 2018. © Reuters / Umit Bektas

    Des centaines de milliers de volontaires sont déployés dans les bureaux de vote ce dimanche 24 juin, en Turquie, pour empêcher le président Recep Tayyip Erdogan de « voler » les élections présidentielle et législatives. Une mobilisation sans précédent pour un scrutin dont dépend l’avenir du pays, appelé à choisir entre l’autocratie du Reis et un retour sur les rails de la démocratie.

  • Mersin la cosmopolite s’apprête à sanctionner la coalition d’Erdogan

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    Réunion de quartier du Bon Parti à Mersin. © Nicolas Cheviron Réunion de quartier du Bon Parti à Mersin. © Nicolas Cheviron

    Ville d’accueil de toutes les migrations, le grand port de Mersin a développé un art de la cohabitation qui passe aussi par un équilibre entre les principales forces du pays. Mais pour le scrutin du 24 juin, les habitants boudent l’alliance islamo-nationaliste du président turc.

  • Dans Sivas la conservatrice, Erdogan ne fait plus rêver

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    Le meeting de Muharrem Ince, le 23 mai à Sivas, se déroule devant l'école où s'est tenu en 1919 le Congrès de Sivas, étape fondatrice vers la création de la République turque. © N. C. Le meeting de Muharrem Ince, le 23 mai à Sivas, se déroule devant l'école où s'est tenu en 1919 le Congrès de Sivas, étape fondatrice vers la création de la République turque. © N. C.

    Bastion islamo-conservateur, la ville de Sivas soutient Recep Tayyip Erdogan et son parti, l’AKP, depuis leur accession au pouvoir, en 2002. Mais la ville est passée à côté du boom économique dont ont bénéficié ses sœurs anatoliennes. À l’approche de l’élection présidentielle et des législatives, le 24 juin, la ferveur pour le Reis est en berne.

  • Elections en Turquie: «Erdogan peut perdre»

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    Conférence de presse présidentielle à Ankara, mercredi 18 avril 2018. Conférence de presse présidentielle à Ankara, mercredi 18 avril 2018.

    À un mois d’élections présidentielle et législatives déterminantes pour l’avenir de la Turquie, deux vétérans de la lutte pour la démocratie, l’avocate Eren Keskin et l’ancien juge Riza Türmen, confient leur crainte de voir la volonté nationale bafouée par des fraudes électorales massives, mais aussi, malgré tout, leur espoir de voir l’opposition mettre fin au règne du président Recep Tayyip Erdogan.

  • La campagne électorale d’Erdogan dopée par les violences de Tsahal à Gaza

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    Lors d'un meeting de Recep Tayyip Erdogan, vendredi 18 mai, la foule agite des drapeaux turcs et palestiniens. © Nicolas Cheviron Lors d'un meeting de Recep Tayyip Erdogan, vendredi 18 mai, la foule agite des drapeaux turcs et palestiniens. © Nicolas Cheviron

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan peut remercier Israël et ses dirigeants. Les violences inouïes commises par l’armée israélienne contre les Gazaouis lundi lui ont permis de réendosser le costume qu’il affectionne de défenseur de la cause palestinienne. Du pain bénit pour le Reis à cinq semaines des élections présidentielles et législatives en Turquie.

  • Depuis sa prison, Demirtas défie Erdogan à la présidentielle turque

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    Les partisans de Selahattin Demirtas se sont réunis vendredi 4 mai à Istanbul. © Reuters Les partisans de Selahattin Demirtas se sont réunis vendredi 4 mai à Istanbul. © Reuters

    Le parti de gauche issu du mouvement kurde HDP a officiellement désigné son charismatique leader Selahattin Demirtas, bête noire du président Erdogan, pour le représenter à la présidentielle du 24 juin. La nomination d’un candidat en détention provisoire depuis 18 mois soulève de nombreuses interrogations, mais elle a réveillé la ferveur militante.

  • Erdogan déclenche une Blitzkrieg électorale en Turquie

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    Conférence de presse présidentielle à Ankara, mercredi 18 avril 2018. Conférence de presse présidentielle à Ankara, mercredi 18 avril 2018.

    Le président turc a décidé de prendre ses adversaires politiques à la gorge en avançant au 24 juin les élections législatives et présidentielle initialement prévues pour novembre 2019. En cas de victoire, il pourra pleinement mettre en œuvre les pouvoirs exorbitants conférés au chef de l’État par la dernière réforme constitutionnelle.

  • La chute de l’empire Dogan ou le crépuscule des médias en Turquie

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    Les drapeaux des médias du groupe Dogan à Ankara. © Reuters. Les drapeaux des médias du groupe Dogan à Ankara. © Reuters.

    De tous les magnats de la presse turque, Aydin Dogan était le plus grand. Pendant des décennies, son empire a fait trembler les gouvernements. Jusqu’à ce que son chemin croise celui de Recep Tayyip Erdogan. La vente de ses derniers bastions médiatiques à un homme lige du président marque la fin d’une ère et sonne le glas du pluralisme de la presse en Turquie.

     

  • A Afrin, la grande parade de l’armement «made in Turkey»

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    Erdogan effectue une revue des troupes à Corum, le 28 janvier. © Kayhan Ozer Erdogan effectue une revue des troupes à Corum, le 28 janvier. © Kayhan Ozer

    Banc d’essai et show-room pour les vendeurs de canons, l’offensive victorieuse de la Turquie contre l’enclave kurde syrienne d’Afrin a révélé la montée en puissance des industries turques de la défense. Au nom de l’indépendance nationale, le président Erdogan a donné un coup de fouet à ce business désormais juteux, qu’il contrôle jalousement et dont bénéficient certains de ses proches.

  • Victorieux à Afrin, Erdogan renforce sa main en Syrie

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    Des Kurdes manifestent à Athènes (Grèce) contre l'offensive turque à Afrin (Syrie), mardi 20 mars 2018. © Reuters Des Kurdes manifestent à Athènes (Grèce) contre l'offensive turque à Afrin (Syrie), mardi 20 mars 2018. © Reuters

    La prise de la ville kurde syrienne d’Afrin par l’armée turque, dimanche 18 mars, renforce le président Erdogan tant sur la scène politique nationale que dans le grand jeu pour le partage de la Syrie en zones d’influences.