Nicolas Cheviron

Ses Derniers articles

  • «Si l’armée syrienne arrive, la Turquie aura deux choix: nous laisser entrer ou nous tuer»

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    Au centre d'hébergement des malades syriens de Reyhanli. © NC Au centre d'hébergement des malades syriens de Reyhanli. © NC

    Plus d’un million de Syriens se sont massés le long de la frontière turque pour fuir l’offensive sanglante menée par le régime du président Assad contre Idlib, l’ultime bastion de l’opposition syrienne. Pour l’heure, l’armée turque, engagée dans la bataille, contient les troupes de Damas au prix de lourdes pertes. En cas d’échec, le déferlement d’une gigantesque vague de réfugiés semble inéluctable.

  • Avec la Libye, la Turquie tente de briser son isolement en Méditerranée orientale

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    Le président turc Erdogan à Belgrade (Serbie), le 7 octobre 2019. © REUTERS/Djordje Kojadinovic Le président turc Erdogan à Belgrade (Serbie), le 7 octobre 2019. © REUTERS/Djordje Kojadinovic

    À la veille de la conférence internationale de Berlin sur la crise libyenne, la Turquie est plus que jamais résolue à maintenir sur pied le gouvernement de Tripoli, menacé par les forces du maréchal Haftar. Ankara, qui a annoncé de nouveaux envois de troupes, a besoin de la Libye pour briser son isolement en Méditerranée orientale, sur fond d’enjeux énergétiques.

  • La Chine, nouvelle amie de la Turquie

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    Le président chinois Xi Jinping et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan lors de la visite de ce dernier en Chine en juillet 2019. © REUTERS Le président chinois Xi Jinping et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan lors de la visite de ce dernier en Chine en juillet 2019. © REUTERS

    Si le récent rapprochement entre Ankara et Moscou s’affiche avec ostentation, Pékin voit aussi dans la Turquie un partenaire majeur pour son programme des « nouvelles routes de la soie » vers les marchés européens. A condition que les Turcs ferment les yeux sur les exactions chinoises contre leurs cousins ouïghours.

  • Ciblés par les rafles, les Syriens d’Istanbul vivent dans la peur des expulsions

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    Des réfugiés syriens candidats au retour dans leur pays, à istanbul, le 6 novembre. © NC Des réfugiés syriens candidats au retour dans leur pays, à istanbul, le 6 novembre. © NC

    Depuis la victoire de l’opposition sociale-démocrate à Istanbul, lors des municipales du 23 juin, la police turque multiplie les rafles contre les réfugiés syriens et les migrants clandestins, désignés comme les responsables de la défaite du parti présidentiel. Menacés d’un renvoi forcé vers une autre ville turque, voire vers la Syrie, les Syriens de la métropole vivent désormais dans la peur des expulsions.

  • Canan Kaftancioglu : «La fin de l’AKP est proche et inévitable»

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    Canan Kaftancioglu en meeting. © CHP Canan Kaftancioglu en meeting. © CHP

    Présidente du parti d’opposition social-démocrate CHP à Istanbul et personnalité atypique de la scène politique turque, Canan Kaftancioglu a été condamnée en septembre à neuf ans et huit mois de prison pour d’anciens tweets. Elle revient sur ce verdict, la Syrie et la politique en Turquie.

  • Derrière l’intervention militaire en Syrie, la Turquie réprime ses Kurdes

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    Plusieurs centaines de manifestants kurdes dénoncent la détention du maire de Diyarbakir et l'intervention de l'armée turque au Rojava, le vendredi 25 octobre 2019 à Diyarbakir. © NC Plusieurs centaines de manifestants kurdes dénoncent la détention du maire de Diyarbakir et l'intervention de l'armée turque au Rojava, le vendredi 25 octobre 2019 à Diyarbakir. © NC

    Pendant que l’armée turque prend pied dans le nord-est de la Syrie pour mettre fin à l’expérience de l’entité kurde autonome du Rojava, la police et la justice mettent les bouchées doubles en Turquie pour démanteler l’opposition politique kurde.

  • En lançant l’offensive en Syrie, Erdogan mène aussi une guerre intérieure

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    Le président turc Erdogan à Belgrade (Serbie) le 7 octobre 2019. © REUTERS/Djordje Kojadinovic Le président turc Erdogan à Belgrade (Serbie) le 7 octobre 2019. © REUTERS/Djordje Kojadinovic

    Derrière les motifs sécuritaires et humanitaires affichés par Ankara pour justifier l’intervention de son armée contre la région kurde syrienne du Rojava, l’opération « Source de paix » vise à affaiblir et diviser l’opposition après les déboires électoraux du parti présidentiel.

  • Trump entretient la confusion sur la Syrie

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    En ordonnant le retrait des troupes américaines présentes sur place, Donald Trump a levé le principal obstacle à une intervention de l’armée turque dans le nord-est de la Syrie. Mais les résistances du Pentagone et du département d’État pourraient perturber les plans d’Ankara. 

  • Le nouveau maire d’Istanbul résiste au pouvoir d’Erdogan

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    Ekrem Imamoglu lors d'une marche organisée dans le cadre de la Semaine européenne du mouvement, le 22 septembre. © DR Ekrem Imamoglu lors d'une marche organisée dans le cadre de la Semaine européenne du mouvement, le 22 septembre. © DR

    Depuis son élection, le 23 juin, Ekrem Imamoglu met l'accent sur la lutte contre la corruption et la bonne gestion. Au fil de cette lutte, l’élu social-démocrate, qui effectue à Paris mardi 1er octobre et mercredi sa première visite hors de Turquie, s’affirme comme un concurrent redoutable pour le chef d’État islamo-conservateur.

  • Dans les champs turcs de noisetiers, le goût amer du Nutella

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    Saisonnière kurde récoltant des noisettes. © NC Saisonnière kurde récoltant des noisettes. © NC

    À elle seule, la région turque de la mer Noire assure 70 % de la production mondiale de noisettes. Une mine d’or pour le géant de la pâte à tartiner Ferrero, principal acheteur des noisettes turques, mais pas pour la myriade de petits producteurs locaux, contraints de faire travailler dans des conditions difficiles des saisonniers kurdes ou arabes. Premier volet de notre série sur Nutella.