Négociations de libre-échange avec les Etats-Unis: Fleur Pellerin veut « dédramatiser »

La nouvelle secrétaire d'Etat au commerce extérieur effectuait sa première sortie à Bruxelles avec un sujet explosif au menu des discussions.

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Fleur Pellerin a participé jeudi à sa première réunion des ministres européens du commerce à Bruxelles, avec un sujet explosif discuté à l'heure du déjeuner : l'avancée des négociations sur l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis (TTIP).

Celle qui remplace Nicole Bricq au poste de secrétaire d'Etat au commerce extérieur, a expliqué lors d'un point presse, vouloir « faire un peu de pédagogie » pour « dédramatiser » les enjeux de l'accord de libre-échange en chantier, espérant « modifier les perceptions sur certains sujets, présentés parfois inutilement, voire faussement, de manière anxiogène ».

Elle a donc répété, pour sa première sortie devant la presse bruxelloise, les fondamentaux de la position française, plutôt prudente à Bruxelles si on la compare à celles d'autres Etats membres. D'abord, a-t-elle rappelé, Paris a obtenu, lors de la définition du mandat de négociation l'an dernier, des victoires : les services audiovisuels ont été exclus du mandat, au nom de la défense de l'exception culturelle, de même que les marchés publics de la défense.

Deuxièmement, certaines lignes rouges ont été définies comme infranchissables – et ce point fait consensus parmi les Européens : pas d'importation d'OGM, ni de poulet désinfecté au chlore ou encore de bœuf aux hormones.

Troisième temps de l'argumentation : ce texte, s'il aboutit, « ne sera pas adopté dans le dos des populations », puisque « l'ensemble des parlements européens », mais aussi le parlement européen de Strasbourg, en bout de course, devront donner leur avis, et le ratifier ou le rejeter.