Ras Lanouf, Es Sider et Zaouïa sous le feu de Kadhafi

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Les forces libyennes poursuivent leurs assauts. Mouammar Kadhafi dénonce le «colonialisme» des Occidentaux et menace de s'allier à Ben Laden. Alors que le Conseil national de transition semble en faveur d'une zone d'exclusion aérienne, la communauté internationale hésite. Des émissaires de Kadhafi vont s'entretenir à Bruxelles avec les membres de l'UE et l'Otan.

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LIBYE. Zaouïa, Es Sider, Ras Lanouf et Ben Jawad ont subi les attaques des forces de Kadhafi tout au long de la journée. Al Jazeera porte le bilan des morts à Zaouia à 40 personnes. Alors que Mouammar Kadhafi a dénoncé, dans une interview à LCI, le «colonialisme» de la communauté internationale, il a envoyé aujourd'hui plusieurs émiBanque centrale libyennessaires en Europe et au Moyen-Orient. Leurs messages n'ont pas encore été révélés. La télévision d'Etat libyenne a promis une prime de 400.000 dollars pour l'arrestation du leader du conseil national de transition, Moustafa Abdel-Jalil. Le président américain Barack Obama et le premier ministre britannique David Cameron ont annoncé qu'ils exploreraient «toute la gamme» d'actions possibles. En particulier, la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne, solution souhaitée par l'insurrection, à condition qu'elle émane des Nations unies. Les États-Unis et l'Union européenne ont par ailleurs rencontré des représentants du Conseil national de transition (CNT) mis en place à Benghazi par l'opposition libyenne, qui demandent aux grandes puissances de reconnaître leur légitimité. Le Parlement européen a décidé d'y donner suite, en pressant mercredi l'UE de reconnaître le Conseil.