Portrait d'Angela «Merkiavel» en impératrice hésitante de l'Europe

Par

« L'Europe est devenue allemande », s'inquiète le sociologue allemand Ulrich Beck. Dans un essai osé, il démontre comment Angela Merkel s'est hissée à la tête de l'Europe en jouant sur le risque d'un effondrement économique, en dehors de la légalité. Et tente de définir le « merkiavélisme ».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Il a fallu plus de six mois pour traduire en français le bref essai d'Ulrich Beck sur l'Europe allemande (Autrement, 12 euros). C'est un laps de temps suffisant, à l'échelle de la crise européenne, pour que le travail du sociologue allemand ait un léger goût daté. Aujourd'hui, la « relance » de l'Europe par François Hollande a du plomb dans l'aile, et la pression des marchés financiers sur les États les plus endettés s'est – pour combien de temps ? – estompée.