Merkel tente de surmonter la crise provoquée par les agressions de Cologne

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La nuit du Nouvel An, des groupes d'individus s'en sont pris aux femmes qu'ils croisaient. Au total, 379 plaintes, dont 40 % d'agressions sexuelles, ont été déposées. 32 suspects ont été identifiés: parmi eux, 22 réfugiés. Samedi, une manifestation de l'extrême droite a dégénéré. Angela Merkel annonce que les réfugiés condamnés seront expulsés.

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La vague d’agressions sexuelles de la nuit du Nouvel An à Cologne a provoqué un véritable séisme en Allemagne et instauré un climat délétère de suspicion généralisée envers les migrants. « Chaos et violence : comment le Nouvel An à Cologne a changé l’Allemagne », titrait ainsi, vendredi 8 janvier, Der Spiegel. « Aussi inexacts et peu clairs que puissent être les faits à Cologne, ils portent un message clair, écrit le magazine allemand. Les jours difficiles sont devant nous. Et ils posent deux questions claires : l’Allemagne est-elle sûre qu’elle peut assumer l’afflux de réfugiés ? Et : l’Allemagne a-t-elle réellement le courage et le désir de devenir le pays avec le plus grand nombre d’immigrés en Europe ? »