Gilbert Achcar: «Après les révolutions arabes, il reste des raisons d’espérer»

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Dans son dernier ouvrage, Gilbert Achcar examine les raisons des échecs des soulèvements arabes. Il en tire quelques leçons stratégiques nécessaires pour envisager un « changement radical social et politique » plutôt que « l’aggravation du choc des barbaries ».

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Gilbert Achcar, enseignant à la School of Oriental and African Studies (SOAS) à Londres, revient, dans son dernier livre intitulé Symptômes morbides (Actes Sud), sur ce qu’il désigne comme la « rechute du soulèvement arabe ». L’auteur de Le peuple veut ou de Marxisme, orientalisme, cosmopolitisme montre comment les révolutionnaires sincères n’ont pas pu se constituer en forces suffisamment autonomes pour se défaire des appareils d’État sur lesquels les familles régnantes avaient installé leur pouvoir.