Glasgow l’Ecossaise est devenue une ville sous perfusion alimentaire

Par Audrey Parmentier

Alors que les députés britanniques ont de nouveau rejeté, mardi 12 mars,  le projet d’accord de sortie de l’UE négocié par Theresa May, incapables de trouver une issue au référendum de 2016, la population, elle, subit les effets d’une politique d’austérité carabinée. Reportage à Glasgow, où nombre d’habitants se raccrochent aux banques alimentaires, depuis la mise en place du crédit universel en 2018.

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Glasgow (Royaume-Uni), envoyée spéciale. - Les bras chargés de sacs plastique colorés, des passants s’échappent d’un bâtiment accolé à l’église paroissiale. Il est 13 heures et la banque alimentaire ferme dans quelques minutes. Situé dans le sud de Glasgow, l’établissement accueille « une centaine de personnes par jour », explique Ian McGregor, l’un des bénévoles. Le sexagénaire accueille les retardataires avec quelques vivres et une tasse de café. « À Glasgow, il y a une trentaine de banques alimentaires et plus de 150 dans toute l’Écosse », déclare-t-il.