A Mossoul: «Les snipers de Daech m’ont tiré dessus»

Par Jérémy André

Dernière forteresse en Irak des combattants de l’État islamique, la vieille ville de Mossoul est devenue le théâtre d’une gigantesque prise d’otages. Pour les civils, rester, c’est prendre le risque d’être tués par les terroristes ou par les bombes de la coalition menée par les États-Unis. Pour s’enfuir, il leur faut esquiver les snipers de Daech. Malgré le danger, des femmes informent les forces irakiennes pour accélérer leur libération.

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Mossoul (Irak), de notre envoyé spécial.-  Aïcha, 4 ans, s’est jetée dans ses bras dès que les soldats ont détaché son père. Libéré, Rayan Yasser, un géant roux, reste accroupi, la serre très fort et répond aux questions d’un homme qui porte un bel uniforme au camouflage vert clair. Elle, elle n’écoute pas, regarde dans le vide et quand une explosion ou un coup de fusil retentit, elle tressaille et est reprise de sanglots. La petite fille en pyjama rose colle sa joue contre celle de son père et essuie ses larmes.