Après son triomphe, Jeremy Corbyn doit affronter son propre parti

Par Sébastien Martin

Contre la guerre et contre l'austérité, le nouveau leader du parti travailliste a pris la tête du parti avec 59,5 % des voix. Mais avant même de convaincre l’électorat, il lui faudra rassembler un Labour en ébullition.

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De notre correspondant à Londres (Royaume-Uni).- Il est 15 h 00, ce samedi 12 septembre, sur la place du Parlement, face à Westminster, et des dizaines de milliers de personnes déferlent avec des panneaux en soutien aux réfugiés. La manifestation est prévue depuis quelque temps déjà mais elle prend soudain un tour très politique. Jeremy Corbyn, élu à la tête du parti travailliste trois heures et demie plus tôt, y prononce son tout premier discours. « Je n’ai jamais vu la place du Parlement aussi belle et heureuse qu’aujourd’hui !, lance-t-il. Nous n’avons plus à avoir peur de l’extrême droite et des racistes. Un soulèvement populaire en faveur de la décence et de l’humanité est en marche. »