Dans le nord-ouest de la Tunisie, la tentation du vote antisystème 

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À Ghardimaou, non loin de la frontière algérienne, les motifs de mécontentement sont nombreux dans cette région forestière où les infrastructures manquent cruellement. Le premier tour de l’élection présidentielle tunisienne dimanche 15 septembre pourrait être marqué par l’abstention et la montée d’un vote contestataire. Pourtant, au niveau local, neuf ans après la révolution, certains tentent de changer les choses en s’engageant.

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Ghardimaou (Tunisie), envoyée spéciale.– Dans le centre-ville de Ghardimaou, une ville de 60 000 habitants proche de la frontière algérienne, entre les mobylettes, les marchands ambulants et les préparatifs pour le souk hebdomadaire, Abdelkarim Hmissi, un enseignant de 42 ans, regarde les passants défiler avec Omar Sdiri, un commerçant. Il évoque l’exode de ceux, nombreux, partis travailler à l’étranger, en particulier en France, faute de travail.