Derrière le conflit syrien, l’obsession anti-iranienne d’Israël

Par Elisabeth Marteu

En Syrie, alors que la communauté internationale se focalise sur Daech, la politique israélienne vise exclusivement à contrer l’influence de l’Iran et du Hezbollah. Cette obsession anti-iranienne risque de conduire Tel-Aviv à sous-estimer la problématique djihadiste.

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Depuis près d’un mois, Israël est touché par des attaques sur les fronts tant intérieur qu’extérieur, d’abord l’explosion d’une bombe dans un bus à Jérusalem le 18 avril revendiquée par une branche locale du Hamas, ensuite des tirs de l’aviation russe contre des avions israéliens au-dessus de la Syrie, et enfin le récent regain de tensions à Gaza faisant craindre un embrasement. Sans connexion apparente, ces événements illustrent l’ampleur des défis sécuritaires auxquels est confronté Israël. Néanmoins, dans ce contexte régional troublé, Tel-Aviv continue de se focaliser sur la lutte contre l’« arc de crise chiite » allant de Téhéran au Hezbollah. La crise syrienne, qui a permis à l’Iran et au parti de Dieu de s’engager militairement au plus près des frontières israéliennes pour soutenir le régime Assad, n’a fait qu’accroître l’obsession de Tel-Aviv contre ses deux ennemis.