2019, année de toutes les colères

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2019 a été l’année de la flambée des mouvements contestataires de par le monde. En dépit de divergences d’un pays à l’autre, les raisons de la colère populaire puisent souvent à la même source. Celle du désenchantement des peuples vis-à-vis de tout un système qui ne les comprend plus, analyse Nicolas Sanders pour RFI.

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Du Chili à Hong Kong, de l’Algérie au Liban, en passant par la France, l’Équateur ou l’Irak, des foules en colère et sans véritable leader ont envahi les rues en 2019 pour réclamer l’équité, la liberté et la dignité à des élites gouvernantes vieillissantes. Les slogans scandés à Paris, Beyrouth ou Santiago traduisent la nette défiance des manifestants face à un système économique « néolibéral » qui n’est plus perçu comme vecteur d’ascension sociale. Surtout, les contestataires de tous pays dénoncent une démocratie inexistante ou bien parfaitement sourde aux doléances des citoyens. S’il est un point commun à toutes ces manifestations populaires, c’est bien la source de leur déclenchement. Le plus souvent, c’est une mesure antisociale qui met le feu aux poudres.