Régis Debray : « C’est en étant précurseur qu’Haïti est devenu paria »

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Régis Debray connaît bien Haïti. En 2004, il a rendu à Dominique de Villepin un rapport, produit des travaux d'une commission franco-haïtienne. L'histoire, le rôle des Etats-Unis, le refoulé français, l'ignorance de nos politiques, les mécanismes de l'oppression sociale et de la misère: l'écrivain s'explique sur tous ces points. Il appelle aussi à la constitution d'urgence d'un gouvernement national haïtien pour gérer la catastrophe.

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Alors qu'une réplique du séisme a été ressentie samedi à Port-au-Prince interrompant un moment les secours, des milliers d'Haïtiens, terrifiés à l'idée d'un nouveau séisme et craignant des mouvements de violence, tentent de quitter la capitale où les troupes américaines essayent d'organiser la distribution de l'aide humanitaire.
Quatre jours après le tremblement de terre, l'ONU dresse un état de la catastrophe dans le pays: outre la capitale Port-au-Prince, à Leogane, à l'ouest de la capitale, entre 5.000 et 10.000 personnes ont été tuées et 80 à 90% des bâtiments de la ville sont endommagés. Jacmel, sur la côte sud serait à moitié dévastée, tout comme Gressier et Carrefour à l'ouest de Port-au-Prince, selon l'ONU.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a quitté Washington vers 9 heures (14H00 GMT) avec des milliers de dollars de vivres et de matériel sanitaire afin d'observer la coordination des secours et rencontrer le président haïtien René Préval.