Syrie : les obstacles à une intervention militaire

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Malgré les appels de plusieurs figures politiques ou médiatiques françaises, américaines ou britanniques en faveur d'une zone d'exclusion aérienne, aucun gouvernement ne semble disposé à “y aller”.

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Depuis une semaine, le chœur de ceux qui appellent à une intervention militaire en Syrie, ou tout au moins à une zone de protection aérienne, est devenu de plus en plus bruyant. Après Nicolas Sarkozy et François Fillon en France, c’est au tour de Bernard-Henri Lévy de se manifester pour dénoncer l’inaction française et appeler à une réponse plus musclée pour déloger Bachar el-Assad. Aux États-Unis, après le clan des néo-conservateurs qui réclame depuis plusieurs mois l’armement et le soutien des rebelles, ce sont deux anciens poids lourds de l’administration Clinton, Madeleine Albright et William Perry, qui plaident pour une intervention militaire américaine – tout en excluant d’envoyer des soldats au sol. En Grande-Bretagne, l’ancien ministre de la défense, puis des affaires étrangères de John Major, souhaite que les Occidentaux « arment les rebelles (…) afin de fournir au peuple syrien les outils pour qu’il puisse achever de se débarrasser de ce régime cruel ».