A Imider, au Maroc, la plus grande mine d’argent d’Afrique assoiffe les habitants

Par Celia Izoard

Cellules photovoltaïques, véhicules électriques, puces RFID… La majorité de l’argent métal aujourd’hui consommé dans le monde est utilisée dans l’électronique, dont certains produits phares de la transition écologique. Dans le sud du Maroc, son extraction très polluante est dénoncée par les habitants amazigh de l’oasis d’Imider, qui occupent depuis 2011 un des réservoirs d’eau d’une gigantesque mine d’argent et de mercure.

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Dans cette immensité rocailleuse du sud marocain, deux montagnes se font face, séparées par le lit de l’oued Targuist et la nationale 10. D’un côté, le mont Alban, 1 500 mètres d’altitude, son flanc escarpé où battent au vent les drapeaux amazigh et marocain, ses petites maisons bâties en briques de terre par les occupants. De l’autre, le complexe minier de la Société métallurgique d’Imider (SMI), ses puits, ses fumées blanches. Chaque jour, le plus long sit-in écologique de l’histoire du Maroc regarde la plus grande mine d’argent d’Afrique.