L’héritage débattu de Thomas Sankara

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Trente ans après son assassinat jamais élucidé, l'ancien capitaine et président du Burkina Faso inspire plus que jamais la jeunesse africaine qui souhaite balayer les élites corrompues et prédatrices.

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Il y a une vingtaine d’années, quiconque sortait de l’aéroport international de Ouagadougou était accueilli par une immense banderole : « Le Burkina Faso n’est pas à vendre ! » Cette proclamation farouche provenait en droite ligne de l’héritage d’un homme passé du statut de héros national à celui de figure internationale : Thomas Sankara. Trente ans après sa mort violente, l’éternel capitaine semble aujourd’hui encore plus vivant que durant les quatre années où il a dirigé le Burkina Faso (de 1983 à 1987).