Pourquoi Hollande a conduit une politique aventureuse au Proche-Orient

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Face à la crise syro-irakienne, comme devant le conflit israélo-palestinien, la France a subordonné ses choix politiques à des impératifs commerciaux, des fidélités d’un autre âge, des coups de sang et des alliances suspectes. Cette politique aventureuse n'a jamais porté de visions stratégiques.

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Le porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle et son groupe aéronaval ont quitté leur base de Toulon mercredi 18 novembre pour la Méditerranée orientale où ils arriveront fin-novembre pour participer aux opérations contre Daech (acronyme de l’État islamique en Irak et au Levant, autoproclamé) et ses groupes affiliés. Annoncé il y a une quinzaine de jours par un communiqué de l’Élysée, cet appareillage est sans rapport avec les attentats de vendredi dernier à Paris. Il répond en revanche à la volonté de renforcer à la fois le potentiel de frappe français dans la région et la visibilité de l’implication militaire de Paris, au moment où l’engagement russe sur le terrain bouleverse les rapports de force et les données diplomatiques.