Proche-Orient : comment le lobby pro-israélien a fait reculer Obama

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En difficulté sur le projet-clé de l'assurance-santé, finalement voté ce dimanche, Obama semble avoir renoncé, face aux pressions du lobby pro-israélien, à ses ambitions initiales d'une solution à deux États pour régler le conflit israélo-palestinien. Alors que s'est ouvert, dimanche 21 mars, le congrès annuel de l'American isreal public affairs committee (AIPAC) sur fond de crispation entre Washington et Tel-Aviv, enquête sur un lobby puissant qui poursuit depuis quarante ans le même but: garantir le soutien inconditionnel des États-Unis à Israël.

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Qui sont les lobbyistes pro-israéliens aux Etats-Unis? Comment agissent-ils? Qui les écoute? En janvier 2009, les données paraissaient simples: exit Bush, sa vision simpliste d'un «grand Moyen-Orient» et son soutien sans conditions à Israël. C'était l'heure d'Obama, un président aimé, respecté, plébiscité par le peuple américain, désiré par le monde entier. Un président décidé à faire pression sur Israël pour relancer les négociations et aboutir à la création d'un Etat palestinien. De Robert Malley, l'ancien conseiller de Bill Clinton un temps pressenti pour intégrer l'équipe d'Obama, aux spécialistes d'Harvard, en passant par les analystes du quai d'Orsay qui avaient eu l'occasion de côtoyer l'entourage du Président, tous se battaient pour témoigner de la sincérité de la nouvelle administration américaine.