Le «Grand Jérusalem» de Netanyahou est prêt

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L’adoption de la loi qui créerait le « Grand Jérusalem » en annexant les colonies périphériques de la Ville sainte a été retardée fin octobre 2017, mais pas abandonnée. Plusieurs initiatives et décisions politiques récentes montrent que Benjamin Netanyahou n’a pas renoncé à ce projet qui couperait la Cisjordanie en deux et confisquerait près de 200 km² de son territoire.

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L’année 2018, qui voit ce jeudi 19 avril l’État d’Israël fêter ses 70 ans, sera-t-elle celle de la création du « Grand Jérusalem » ? Plusieurs initiatives ou décisions politiques qui se sont succédé à bas bruit au cours des derniers mois semblent indiquer que le gouvernement Netanyahou pourrait réaliser, en cette année historique, le rêve caressé depuis des lustres par une grande partie de son électorat : annexer à l’actuelle municipalité de Jérusalem les trois « blocs » de colonies qui la cernent, au nord, à l’est et au sud. Et constituer une énorme métropole, qui s’étendrait sur plus de 300 km² depuis les faubourgs de Ramallah, au nord, jusqu’au-delà de Bethléem, au sud, et prolongerait son emprise, à l’est, jusqu’aux portes de Jéricho, coupant définitivement la Cisjordanie en deux.