Au Venezuela, les universités sont frappées de plein fouet par la crise

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Le monde universitaire vénézuélien tourne au ralenti. Les élèves et les professeurs désertent les bancs des institutions. Le matériel, jusqu’aux livres, se fait rare. Les directions jonglent avec un budget famélique rapidement englouti par l’inflation. Les formations et la recherche en subissent les conséquences.

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De notre envoyé spécial au Vénézuela. - Pour de nombreux étudiants vénézuéliens, la poursuite de la scolarité n'est plus une priorité. Il faut parer au plus urgent : manger. À première vue, Luis Guillermo ne paraît pas en difficulté. Portant un jean serré et des lunettes de marque, l'employé d'un bouquiniste de la cité universitaire de Caracas conseille les potentiels clients. Invariablement, ces derniers tournent les talons. Trois millions de bolivars (4 dollars au marché noir) pour un ouvrage, c'est plus que le salaire minimum.