C’était se tirer une balle dans le pied avant même que la campagne électorale ne démarre. Alors que l’ABC de la nouvelle gauche a consisté, internationalement, à se donner un visage charismatique – que ce soit Sanders, Iglesias ou Mélenchon –, Die Linke (« La Gauche ») a choisi d’en présenter deux pour les élections au Bundestag : celui de Sahra Wagenknecht et celui de Dietmar Bartsch. Si ce choix se voulait un signe réconciliateur, la candidature bicéphale symbolise aussi un désaccord. La passe était trop téléphonée pour manquer le but : unifier la gauche en Allemagne. Quelques jours avant les élections, Die Linke gravite autour des 10 % dans les sondages, son étiage traditionnel.
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