Pourquoi l’ancien président du Brésil a été condamné

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Incarcéré le 7 avril, l’ancien président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva continue de mobiliser ses soutiens malgré les charges accumulées par les juges anticorruption. L’affaire du triplex dont il a été le propriétaire fantôme dévoile son implication directe dans un vaste système de prévarication.

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« Si l’appartement est à moi, occupez-le ! », a lancé, le 24 janvier, l’ancien président Luiz Inácio Lula da Silva. Incarcéré le 7 avril, après sa condamnation en appel à 12 ans et un mois de prison pour « corruption passive et blanchiment d’argent » dans l’affaire d’un « triplex » octroyé par un groupe de BTP, Lula a été entendu. Répondant à son appel, des sympathisants, militants du Mouvement des travailleurs sans toit (MTST), ont envahi, lundi, l’immeuble Solaris, à Guarujá (État de São Paulo), et se sont engouffrés dans l’un des triplex du dernier étage. « Si le triplex est celui de Lula, on peut rester ! », a déclaré l’un d’eux. « Sinon, pourquoi est-il en prison ? »