Au Royaume-Uni, les libéraux se posent en adversaire n°1 du Brexit

Par Hélaine Lefrançois

Les “Lib Dems” ont axé leur campagne pour les élections du 8 juin sur un message limpide, en défense de l'Union européenne. Ils espèrent reconstruire leur électorat, deux ans après leur débâcle aux législatives de 2015. Mais ils peinent à s’imposer comme une opposition crédible.

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Londres (Royaume-Uni), correspondance.– Tim Farron ne se fait pas d’illusions. Il ne sera pas le prochain locataire du 10 Downing Street, ni la version british d’Emmanuel Macron. Pourtant, un peu comme Marine Le Pen se réjouissait du Brexit, le leader des Liberal Democrats – les “Lib Dems” – rêve que son parti centriste, libéral et pro-UE séduise un nouvel électorat fatigué par le clivage gauche/droite et récupère des sièges au Parlement lors des élections législatives anticipées du 8 juin. « Le Royaume-Uni a besoin d’une opposition libérale, un parti qui a la même passion et la même énergie que Macron, un parti qui ne se rangera pas derrière le Brexit dur et clivant de Theresa May comme le fait le parti travailliste de Jeremy Corbyn », clame-t-il dans une tribune publiée dans le Daily Mirror le 8 mai 2017.