Après la dette coloniale, la dette écologique s'invite dans le débat sur le climat

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C'est le déficit dont personne ne parle. Pourtant, la dette écologique des pays riches se creuse de plusieurs dizaines de milliards d'euros par an. Après le débat sur la dette coloniale, les Etats industrialisés doivent-ils faire acte de repentance environnementale? Pour en débattre, Mediapart organise, jeudi 22 octobre, un débat avec Arnaud Gossement, avocat spécialisé en droit de l'environnement, Catherine Larrère, philosophe, et Olivier Ragueneau, océanographe.

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C'est un déficit invisible, un découvert qui fait beaucoup moins de bruit que le trou de la Sécu ou l'endettement public hexagonal : la dette écologique des pays riches. Pourtant elle se creuse chaque jour et augmente à vitesse croissante : environ 40 milliards d'euros par an selon l'estimation de l'économiste Joan Martinez Alier, beaucoup plus selon les calculs de l'ONG Christian Aid. Tout au long de l'année 2009, au fur et à mesure que l'on s'est rapproché de l'échéance du somet du climat à Copenhague, la demande de reconnaissance de la dette écologique a fait son chemin. Le 22 octobre, Mediapart a organisé un débat à ce sujet dans le cadre de son festival.