La Serbie livre Karadzic au reste de l'Europe

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Le présumé criminel de guerre serbe Radovan Karadzic a été arrêté hier dans un faubourg de Belgrade. Il sera prochainement transféré devant le Tribunal pénal international à La Haye afin de répondre de quinze chefs d'inculpation, dont le siège de Sarajevo et le massacre de Srebrenica en 1995. L'Union européenne, qui avait mis la Serbie sous pression depuis quelques années, se frotte les mains.

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Les chantages de l'Union européenne ont parfois du bon. La preuve : l'un d'entre eux a permis l'arrestation du (présumé) criminel de guerre serbe Radovan Karadzic. Après treize années passées à narguer l'ONU, l'OTAN et les polices européennes, l'ancien chef de la Republika Sprska (la république autoproclamée des Serbes de Bosnie) a finalement été appréhendé par une unité spéciale de la police serbe dans un faubourg de Belgrade, où il pratiquait apparemment la «médecine alternative» dans une clinique privée, sous une fausse identité. Autrement dit, il a été arrêté par ceux qui le protégeaient ou, au minimum, regardaient dans l'autre direction quand son nom surgissait dans la conversation.