«A Bahreïn, l’absence de droits humains balise le chemin d’une montée de la violence»

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Depuis le soulèvement de 2011, le micro-État de Bahreïn a disparu des écrans radars. Pourtant, la situation des droits humains ne fait que s’y détériorer. Maytham al-Salman, directeur de l’ONG Bahrain InterFaithn, en appelle à la pression de l’Occident pour faire changer les choses.

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Depuis 2011, le micro-État de Bahreïn, dans le Golfe persique, a disparu des écrans radars et des pages des journaux. À l’époque, une partie des habitants de l’archipel pétrolier avait répondu à l’appel des printemps arabes et s’était soulevée, avant de se faire écraser de manière impitoyable par les forces de sécurité, renforcées par une intervention armée de l’Arabie saoudite. À l’instar des citoyens ayant pris part aux révoltes tunisiennes, égyptiennes, libyennes ou syriennes, les Bahreïnis étaient descendus dans la rue pour protester contre l’absence de démocratie, le rognage des libertés fondamentales et un accaparement des richesses par l’élite dirigeante, en particulier la famille régnante, al-Khalifa.