Lee Kuan Yew, chantre des «valeurs asiatiques», laisse un Singapour orwellien

Despote éclairé de Singapour, Lee Kuan Yew, mort le 22 mars, s'était affronté en 1994 avec le Sud-Coréen Kim Dae Jung sur les « valeurs asiatiques », plaidoyer pro domo des régimes autoritaires et d'un contrôle social affirmé. Ce débat est toujours d'actualité, sous d'autres cieux et au nom d'autres « valeurs ». Analyse.  

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

De Lee Kuan Yew, père fondateur et figure tutélaire de l’île-État de Singapour jusqu’à son décès le 22 mars à l’âge de 91 ans, on retiendra volontiers la formidable réussite de ce territoire. L'ancien comptoir colonial britannique s'est transformé en quelques décennies en l’une des économies les plus avancées et les plus performantes au monde. Mais s’il faut revenir aujourd’hui sur le destin singulier de celui qui se faisait appeler Harry Lee dans sa jeunesse, c’est parce qu’il fut dans les années 1990 le protagoniste d’un affrontement intellectuel crucial avec le Sud-Coréen Kim Dae Jung, autre grande figure de l’Asie émergente, à propos des « valeurs asiatiques », que Lee opposait aux valeurs universelles portées par la démocratie occidentale.

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là

Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Voir la Une du Journal