Vu des Etats-Unis, mieux vaut être un «gilet jaune» qu’un jeune de banlieue

Les habitants des banlieues les plus défavorisées souffrent des mêmes difficultés que les gilets jaunes mais leurs revendications ne sont pas entendues par le gouvernement, un deux poids, deux mesures constaté par le magazine américain The Atlantic.

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En 2005, pendant trois semaines, des émeutes ont enflammé les banlieues parisiennes en réaction à la mort de deux adolescents fuyant la police. Des milliers de voitures ont été brûlées et des commerces, saccagés. Longtemps ignorée des autorités, une frange de la population, essentiellement composée de familles pauvres et immigrées, laissait libre cours à sa colère. Pour mettre fin aux violences, le président de l’époque, Jacques Chirac, avait déclaré l’état d’urgence.