Portugal, 40 ans après : le destin singulier d’Antonio Saraiva

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D'ouvrier métallurgiste à chef d'entreprise, de président de la commission des travailleurs des chantiers navals de Lisnave à président de la CIP, c'est-à-dire “patron des patrons” portugais... Pour le 40e anniversaire de la Révolution des œillets, regard en arrière et vers l'avenir à travers le destin singulier d'Antonio Saraiva.

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Contrairement à un Pierre Gattaz, fils d’Yvon, Antonio Manuel Frade Saraiva n’a pas trouvé son poste de dirigeant d’entreprise et son mandat de « patron des patrons » portugais dans son berceau. En avril 1974, celui qui est aujourd’hui le président de la Confédération des entreprises portugaises (CIP), venait tout juste d’être appelé sous les drapeaux, venant du chantier de réparation navale de Lisnave où il était entré en 1971, à 17 ans, comme ouvrier métallurgiste. Pour le 40e anniversaire de la Révolution des œillets, qu’un Portugal émergeant d’une longue crise économique aggravée par la déflagration financière mondiale de 2007-2008, célèbre le 25 avril, Mediapart a rencontré Antonio Saraiva au siège de la CIP, à Lisbonne.