Irak: Paris montre une inquiétante tolérance face aux condamnations à mort de ses ressortissants

Par Inès Daif et Stéphane Kenech

Dans un rapport remis jeudi 24 octobre, que Mediapart dévoile, la rapporteuse spéciale de l’Organisation des nations unies (ONU) Agnès Callamard s’inquiète de la tolérance des États abolitionnistes, dont la France, « vis-à-vis de l’imposition de la peine de mort à leurs ressortissants à l’étranger, au mépris de leurs obligations légales et de leurs positions morales ».

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Des États, à l’instar de la France qui se targue d’être le pays des droits de l’homme, s’enorgueillissent d’avoir aboli la peine de mort. Pourtant ces nations abolitionnistes semblent de plus en plus abandonner à leur sort leurs ressortissants condamnés à la peine capitale dans des pays étrangers – de la Malaisie aux États-Unis, en passant par l’Irak ou l’Arabie saoudite –, s’inquiète la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Agnès Callamard, dans un rapport qu’elle va remettre jeudi 24 octobre et que Mediapart a pu obtenir.