L’avion, plaisir coupable de l’écolo voyageur

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Pour le citoyen « responsable », l’avion fait partie de ces petits arrangements avec la conscience écologique, rapporte Pascale Krémer dans Le Monde. Pourtant, au vu de son impact considérable sur le réchauffement climatique planétaire, il est urgent de rechercher une baisse du trafic aérien.

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« Ne me dites pas… Qu’un aller-retour Paris-New York envoie plus d’une tonne de gaz carbonique dans l’atmosphère par passager, soit autant qu’une année de chauffage et le cinquième des émissions annuelles d’un Français. Que tout trajet national ou européen en avion pollue quarante fois plus que le TGV, sept fois plus que le bus, deux fois plus qu’une voiture avec trois passagers. Que le secteur aéronautique est responsable de 2 % des émissions mondiales de CO2. Soit deux fois plus qu’un pays comme la France.

2 % seulement ? Et vous me priveriez pour si peu de la petite semaine andalouse prévue à Pâques ? Un chiffre trompeur, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) qui souhaite “briser le tabou” en lançant “un débat démocratique sur la maîtrise du développement du transport aérien”. Car ce secteur connaît une croissance exponentielle (quatre milliards de passagers en 2018, le double prévu dans vingt ans), et les progrès technologiques qui y sont attendus ne suffiront pas à ­absorber l’explosion de ses émissions de gaz à effet de serre. »

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