Di Maio prône un "aggiornamento" du Mouvement 5 Etoiles

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Le chef de file du Mouvement 5 Etoiles italien, Luigi Di Maio, a préconisé mardi une large refonte du parti antisystème pour tenter d'enrayer l'érosion de son électorat, deux jours après un revers particulièrement cuisant lors d'un scrutin régional en Sardaigne.
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ROME (Reuters) - Le chef de file du Mouvement 5 Etoiles italien, Luigi Di Maio, a préconisé mardi une large refonte du parti antisystème pour tenter d'enrayer l'érosion de son électorat, deux jours après un revers particulièrement cuisant lors d'un scrutin régional en Sardaigne.

Le M5S a remporté 33% des voix lors des élections législatives de mars 2018, près du double de son plus proche rival, mais il a cédé dix points de pourcentage dans les sondages au cours de l'année écoulée, au profit de la Ligue d'extrême droite, son partenaire de coalition gouvernementale.

Lors d'une conférence de presse, Luigi Di Maio a jugé qu'il était "clair et évident" que le M5S avait besoin d'une meilleure organisation au niveau national et local et d'une structure similaire aux partis traditionnels que le mouvement, créé par l'humoriste Beppe Grillo en 2009, a toujours décriés.

Di Maio, qui est vice-président du Conseil, a proposé la création de nouvelles équipes dirigeantes et souhaité que le M5S cesse de refuser par principe toute alliance électorale.

Il a également suggéré que le M5S revoie sa règle interne qui limite à deux le nombre de mandats que peuvent effectuer ses élus locaux.

Aucune de ces propositions ne sera adoptée avant une période de débat parmi les élus du M5S et un vote des adhérents du mouvement sur internet, a précisé Luigi Di Maio.

En Sardaigne, où la droite s'est imposée, le candidat du M5S, Francesco Desogus, a obtenu dimanche un peu plus de 10% des voix alors que la formation avait obtenu 42,5% des voix lors des législatives de l'an dernier.

Luigi Di Maio a cependant minimisé la portée du vote régional, soulignant que son mouvement n'avait jamais été en mesure de gouverner une seule des vingt régions italiennes, mais qu'il pourrait briller à nouveau lors d'un scrutin national.

Des analystes estiment toutefois que le M5S, qui se définit lui-même comme antisystème, paie le prix de sa participation au gouvernement et de son alliance avec la Ligue d'extrême droite, qui lui fait perdre une partie de ses soutiens à gauche.

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