Libye: comment Paris a contribué à la montée en puissance d’Haftar

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Tout en reconnaissant officiellement le gouvernement de Tripoli, légitimé par l’ONU, Paris soutient secrètement depuis des années son rival, Khalifa Haftar, à l’est du pays. « L’homme fort de la Cyrénaïque » a pu ainsi asseoir son pouvoir et bâtir l’armée qu’il vient de lancer à l’assaut de la capitale. Au risque de provoquer un embrasement général.

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Déclenchée le 4 avril par l’offensive du « maréchal » Haftar contre Tripoli, la nouvelle bataille de la guerre civile libyenne, qui déchire le pays depuis 2011, n’a pas, pour l’instant, livré son vainqueur. Elle ne connaîtra peut-être d’ailleurs ni vainqueur ni vaincu si l’émissaire des Nations unies, le politologue libanais Ghassan Salamé, réussit contre toute attente à convaincre les belligérants de reprendre le dialogue qui devait s’engager début avril dans la ville saharienne historique de Ghadamès, et qui a été annulé après l’attaque contre Tripoli.