Passer deux années à Sciences-Po n’aura pas suffi à José Socrates pour apprendre les bonnes manières. À l’occasion de la publication de la « thèse » rédigée à l’issue de ce séjour rue Saint-Guillaume, l’ancien premier ministre socialiste portugais s’est montré à la hauteur de sa réputation bien établie de vulgarité en traitant, dans un entretien à l’hebdomadaire Expresso, de « fils de p… » le ministre allemand des finances Wolfgang Schaüble. « Schaüble, ce fils de sa mère, faisait paraître chaque jour des informations contre nous », a lancé littéralement Socrates, une expression dont nul n’ignore le véritable sens.