Venezuela: Spéculations sur l'envoi de soldats US en Colombie

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Lors d'un point de presse lundi à la Maison blanche, John Bolton, conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale, tenait un calepin où l'on pouvait lire les mots "5.000 soldats en Colombie", ce qui a aussitôt alimenté les spéculations en raison de la crise politique au Venezuela.
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WASHINGTON (Reuters) - Lors d'un point de presse lundi à la Maison blanche, John Bolton, conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale, tenait un calepin où l'on pouvait lire les mots "5.000 soldats en Colombie", ce qui a aussitôt alimenté les spéculations en raison de la crise politique au Venezuela.

La Colombie et le Venezuela ont plus de 2.200 kilomètres de frontière commune.

On peut se demander si la mystérieuse phrase du bloc-notes de John Bolton ne s'est pas retrouvée intentionnellement dans l'axe des appareils photo des journalistes.

Interrogé, un porte-parole de la Maison blanche a simplement répondu: "Comme le président l'a dit, toutes les options sont sur la table".

Le secrétaire à la Défense par intérim, Patrick Shanahan, a affirmé mardi qu'il n'avait nullement discuté avec Bolton de l'envoi de 5.000 hommes en Colombie. Il s'est refusé à tout autre commentaire et a notamment refusé de dire si une telle option était envisagée.

Le colonel Rob Manning, porte-parole du Pentagone, a déclaré que le nombre des soldats américains actuellement en Colombie, dans le cadre d'un accord de partenariat, était inchangé.

Un autre responsable américain a estimé que "rien" de concret ne venait appuyer la note aperçue sur le calepin de Bolton.

Le chef de la diplomatie colombienne, Carlos Holmes Trujillo, a déclaré lundi soir qu'il ignorait la signification de cette phrase. La Colombie coordonne avec les autres pays du Groupe de Lima sa politique envers le Venezuela, a-t-il ajouté.

Lors de son point de presse lundi, John Bolton a annoncé de lourdes sanctions contre la compagnie pétrolière vénézuélienne PDVSA, pour faire pression sur le président Nicolas Maduro.

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