L’avenir de la Syrie, entre «grand jeu» et conflit gelé

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La Syrie est devenue un pays écartelé et ballotté au gré des intérêts d’une demi-douzaine de nations, Russie, Turquie et Iran en tête. Et maintenant la France, qui entend soutenir les Kurdes dans le nord du pays. Même si la guerre s’achève, personne n’entrevoit de paix.

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Cela fait déjà quelque temps que l’on annonce la fin de la guerre en Syrie, et pourtant les combats continuent sur plusieurs fronts, dans la banlieue de Damas à la Ghouta, dans le nord du pays avec le conflit turco-kurde, ou à l’est avec les poches de résistance de l’État islamique qui n’a pas complètement abdiqué. Sans oublier les autres foyers rebelles qui demeurent une épine dans le pied du régime de Damas : au sud et autour d’Idlib (voir carte ci-dessous). Après sept années d’une guerre civile qui s’est transformée en déflagration régionale puis internationale, les armes ne semblent pas près d’être remisées dans les casernes. Bachar al-Assad a beau avoir remporté la guerre, celle-ci n’est pas achevée.