La Libye est-elle condamnée au chaos?

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L’accord de Paris actant la tenue d’élections en Libye le 10 décembre sous l’égide de l’ONU est-il irréaliste compte tenu de la situation chaotique du pays ? Entretien vidéo avec le chercheur Jalel Harchaoui.

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Enseignant-chercheur à l’université Paris VIII, Jalel Harchoui est l’invité de notre numéro Un monde à vif. Il décrypte le sommet de crise consacrée à la Libye à l’initiative de la France et sous l’égide de l’ONU. C’était ce mardi 29 mai à Paris au Palais de l’Élysée (lire ici notre analyse). Cette rencontre qualifiée d’« historique » par le président français Emmanuel Macron et l’émissaire de l’ONU Ghassam Salamé a réuni pour la première fois autour de la table les quatre principaux acteurs de la crise libyenne : le premier ministre du gouvernement d’union nationale, Faïez Sarraj ; le maréchal Khalifa Haftar, qui s’est autoproclamé proconsul de l’est du pays et a mis en place un gouvernement parallèle ; le président de la Chambre des représentants, Aguila Salah ; et le président du Conseil d’État, Khaled El Mechri. Ils se sont engagés à « travailler ensemble » pour des élections présidentielle et législatives avant la fin de l’année, le 10 décembre.