La menace d’un krach social planétaire

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A la veille du G20 de jeudi et vendredi, deux études, l'une de l'Organisation internationale du travail, l'autre d'Eurostat, établissent que l'emploi a été la variable d'ajustement à la crise et que la planète risque un tsunami social. Mais qui se souciera de ces alertes? Parti pris.
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C'est un rite depuis que le G20 existe : la finance et ses débordements s'invitent à chacun de ses sommets. Mais l'emploi et plus généralement les questions sociales n'y sont jamais évoqués, ou seulement de manière rapide, juste pour mention. Alors que l'Europe est prise dans les turbulences de la crise des dettes souveraines, le sommet qui se tiendra à Cannes jeudi et vendredi n'échappera pas à la règle. Pourtant, c'est un séisme social planétaire qui se prépare, généré par une crise économique historique. Un séisme dont on mesure la gravité au travers de deux documents: le dernier « Rapport sur le travail dans le monde en 2011 », que vient de publier l'Organisation internationale du travail (OIT), et les dernières statistiques sur le chômage en Europe, révélées par Eurostat.

Sans doute est-ce un signe des temps obscurs que nous vivons. La vie de la planète est rythmée par les communiqués des agences de notation, qui ont elles-mêmes contribué à la propagation des produits financiers toxiques et en ont tiré profit. Mais les rapports de l'OIT passent le plus souvent inaperçus. La dernière étude en date de l'Organisation, qui vient d'être publiée, mérite pourtant la plus grande des attentions.

Ce rapport de l'OIT, en voici ci-dessous le résumé :

Le rapport 2011 de l'OIT

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