La société minière publique de la République démocratique du Congo, la Gécamines, a versé 530 millions de dollars d’« avances fiscales », dont l’Inspection générale des finances n’a pas retrouvé la moindre trace sur les comptes de l’État. Nous avons pu documenter que des millions ont bien été détournés, dont une partie en liquide.
La multinationale multiplie les coups de boutoir contre le prix unique du livre. Les libraires s’y opposent et viennent de remporter une importante victoire sur les frais de transport. Le monde de l’édition, lui, est plus ambigu.
Un début de pollution aux sulfates sur un site du cimentier est en train de provoquer une modification règlementaire favorable à ses propres filiales. Le Grand Paris a créé un marché de déchets du BTP de plusieurs centaines de millions d’euros.
Hervé Gattegno a été interrogé, mardi 14 décembre, par les policiers de l’Office anticorruption dans le volet de la fausse rétractation de l’intermédiaire Ziad Takieddine au bénéfice de l’ancien chef de l’État. Le journaliste dément tout acte illégal.
L’homme d’affaires Philippe de Moerloose, nommé au prix de « manager de l’année » en Belgique, ne s’est pas seulement enrichi en vendant du matériel surfacturé aux autorités congolaises. Il a également su profiter de la fiscalité avantageuse de certaines juridictions.
Saisi par neuf femmes qui accusaient la Fédération française de football de les avoir licenciées en raison de leur sexe ou de leur orientation sexuelle, le tribunal administratif de Paris a annulé le plan social présenté cette année. En cause : le non-respect des statuts.
L’ancien ministre de l’intérieur et secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, a été incarcéré, lundi 13 décembre, à la prison de la Santé. Cette décision fait suite à la révocation de sa liberté conditionnelle dans le scandale des « primes » de la Place Beauvau.
Le Sénat est pressé de détricoter la proposition de loi progressiste votée par l’Assemblée nationale pour renforcer la protection des lanceurs d’alerte. Des amendements préoccupants sont poussés par divers lobbys, dont celui des industries agroalimentaires, ou encore par le ministère des armées, qui cherche à élargir au-delà du secret-défense les domaines qui sont exclus du régime de l’alerte.
À la suite de notre enquête, le directeur général adjoint de Plon aurait été mis à pied par le groupe Editis. La patronne de la maison d’édition, Lise Boëll, qui fut longtemps l’éditrice d’Éric Zemmour, fait quant à elle l’objet d’une enquête interne, tout comme son autre adjointe.
Quelques mois avant d’être nommé à la direction de la maison d’édition Plon, Mickaël Palvin avait été licencié pour « faute grave » par son concurrent Albin Michel, après avoir fait l’objet d’une enquête interne pour harcèlement moral. Mediapart a recueilli les témoignages d’une dizaine de femmes.