Au printemps 2007, les patrons ne juraient que par lui. Nicolas Sarkozy était leur candidat, celui qui allait enfin mener la politique libérale et de réforme qu'ils attendaient tant. Un an plus tard, la déception est manifeste. Son style, sa façon d'exercer le pouvoir, de mener les réformes, peu de choses échappent à leurs critiques. Certains commencent à placer tout leur espoir dans François Fillon.
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L'industriel français, ami de Nicolas Sarkozy, propriétaire de Direct 8 et de journaux gratuits, investit de plus en plus en Afrique, en cherchant à s'assurer la gestion des ports d'un maximum de pays. Cette stratégie, qui se heurte à des obstacles, bénéficie de l'appui fort peu discret de ses organes de presse et de réseaux politiques organisés.
Les turbulences qu'ont connues tout au long de 2007 les deux principaux quotidiens économiques français expliquent certains des traits spécifiques que prend en France la crise de la presse. Dans notre pays, il s'agit d'abord d'une crise d'indépendance.
Le pré-site de Mediapart a vu le jour le 2 décembre 2007. Dans l'histoire de la démocratie, c'est l'anniversaire d'un jour sombre, celui du coup d'Etat de Louis Napoléon Bonaparte, en 1851. Un anniversaire sur lequel il est intéressant de se plonger car c'est une date-phare dans l'histoire du bonapartisme, une tradition politique qui explique en grande partie "l'illibéralisme" de la droite française. Une tradition qui permet aussi, de Napoléon le Petit au Petit Nicolas, de comprendre certains des traits très spécifiques de la crise de la presse hexagonale.
L'affaire du prétendu SMS envoyé par Nicolas à Cécilia avant d'épouser Carla donna lieu, juste pour l'effet d'annonce, à un petit tour de piste procédurier. L'épisode ridicule vient de se clore et Mediapart en profite pour montrer ce que fut, a contrario, en 1965, l'un de ces orages judiciaires que déclencha le jupiterien Charles de Gaulle, qui ne badinait pas avec la notion d'offense au chef de l'État.