«Plaquages»: dans la fabrique des rugbymen

Par Images En Bibliothèques & Mediapart

Pas de ballon ovale (ou très peu) dans ce documentaire. Ni de prévention des risques lors de plaquages. Mais des haltères, des tapis de course, des kinés, des muscles et de la sueur. Une semaine dans les coulisses du LOU (Lyon olympique universitaire, section rugby) permet au réalisateur Florian Geyer de saisir les efforts extrêmes demandés à ces jeunes sportifs, tous rugbymen professionnels venus de France ou de pays lointains.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Aucune allusion ici au débat sur les traumatismes ou les graves séquelles dont peuvent souffrir les joueurs de ce sport de plus en plus violent et qui le 21 décembre dernier, a conduit la ministre des sports Roxana Maracineanu à recevoir les acteurs du rugby français. Sans doute parce que Florian Geyer a tourné durant la saison 2015-2016 (à l'époque, le LOU était en Pro-D2, il évolue aujourd'hui dans le Top 14). Sans doute parce qu'ici, c'est la puissance (et la virilité du coach dans les vestiaires) qui fait la loi et qu'il faut apprendre à encaisser les chocs et la douleur. Filmé au plus près des joueurs, ce documentaire saisit ce que préparation physique veut dire. Sans cacher les moments de doute, de lassitude ou d'ironie.