«Sauvagerie», variations sur la violence aux portes de l’Amazonie

Par Tënk et Mediapart

Mediapart diffuse Sauvagerie, un film de Jonathan Le Fourn et Rémi de Gaalon tourné au Brésil dans les environs de Bélem, un cheminement troublant au cœur d’une société où s’alimentent plusieurs formes de violence, à la frontière d’une Amazonie en cours de domestication.

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Jonathan Le Fourn et Rémi de Gaalon ont tourné au Brésil, dans les environs de Bélem, aux portes de l’Amazonie. Leur cheminement oscille entre les restes d’une nature fantasmée et une société où règne la violence. Le Pará, État du nord du Brésil, dessine la frontière intérieure d’une Amazonie en cours de domestication (lire également notre série de reportages Dans l’Amazonie malmenée). L’idéal du jardin s’impose mais les meurtres sont quotidiens et les enquêtes illusoires. « De récit en rencontre, d’un espace à l’autre, les liens se dessinent peu à peu. Et prend corps une autre mythologie, où règne une férocité faite d’homicides, d’agressions, de cupidité », écrit Nicolas Feodoroff au sujet de ce film ambigu – sélectionné au FID Marseille l’an dernier –, entre fascination et dénonciation des rouages de la violence.