« Standby Painter », confession d’un voleur de toile

Par Tënk et Mediapart

En septembre 2000, au Musée national de Poznań, en Pologne, Robert Z. s’empare de « La Plage de Pourville » de Claude Monet et rentre chez lui. En mêlant habilement cinéma documentaire, reconstitution des faits et peintures, les réalisateurs Amir Yatziv et Guy Slabbinck parviennent à doubler ce récit incroyable d’une merveilleuse leçon sur le statut des images.
En partenariat avec Tënk, la plateforme du documentaire d’auteur.

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Robert Z. ne s’explique pas comment la toile a pu rester dix ans chez lui avant d’être découverte par les enquêteurs. Il ne s’explique pas non plus la folie amoureuse qui s’est emparée de lui en voyant cette œuvre, au point d’en faire une pâle copie qu’il substitua à l’originale. Si le récit, posé, de cet homme dont la vie bascula à partir de cette pulsion est déjà fascinant, ce film de 52 minutes, en jouant avec le statut des images (reconstitution et mise en scène judiciaire, reproduction peinte des faits, entretien face caméra...), interroge aussi sur ce qu’est la réalité, ce qui est donné à voir et ce qui est considéré comme vrai.