«On the way to the sea»: un jour, en Chine, la terre a tremblé

Par Tënk & Mediapart

Le 12 mai 2008, dans la province du Sichuan, survient l’un des plus terribles tremblements de terre de l’histoire de la Chine. Wenchuan, la ville natale du réalisateur Tao Gu, est dévastée. Dans un court-métrage expérimental où images et sons flashent comme dans un rêve, Tao Gu évoque en 20 minutes le chaos et la désolation. En partenariat avec Tënk, la plateforme du documentaire d’auteur.

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Le 12 mai 2008 à 14 h 08, au centre de la Chine, au bord du plateau du Tibet, un séisme d’une magnitude comprise en 7,6 et 8 sur l’échelle de Richter dévaste des mégapoles, des villes, des villages, des écoles. Beaucoup d’écoles. Officiellement, près de 70 000 personnes sont mortes, 375 000 blessées gravement et quelque 18 000 sont à ce jour encore portées disparues.
Des milliers d’images nous sont parvenues de cette tragédie, la couverture par des médias chinois n’ayant notamment pas été trop entravée. Mais que montrer du chaos qui hante à jamais ?
Les parents du réalisateur habitent Wenchuan et sont des rescapés du tremblement de terre. Tao Gu, né là-bas et aujourd’hui résidant au Canada, retourne dans sa famille. Des récits qu’il entend, des images qu’il retient, il conçoit ce court-métrage formel sur la fragilité humaine.
On the way to the sea. Canada, 2010. 20 min // Auteur & réalisateur : Tao Gu // Image : Feng Pan, Tao Gu, Aonan Yang et Xun Yu // Son : Tao Gu // Musique : Nicolas Bernier, Robert Normandeau, Delphine Measroch et Francis Dhomont // Producteur : Aonan Yang (Greenground Productions)