«La liberté nous aime encore»: témoignages pour que cessent les guerres

En ce 26 juin, jour anniversaire de la signature en 1945 de la charte des Nations unies et alors que l’Iran et les États-Unis s’engagent dans une inquiétante escalade de tensions, le documentaire de Sarah Franco-Ferrer vient rappeler avec force ce qu’est vraiment la guerre. À travers des images d’archives et le récit de témoins, le visage de l’horreur apparaît dans ce film d’une profonde humanité.

Ce documentaire est en accès libre.

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Sarah Franco-Ferrer

27 juin 2019 à 07h36

Il y a les mots que prononça Albert Camus lorsqu’il reçut le prix Nobel en 1957 ; il y a aussi des extraits du livre de Job tiré de l’Ancien Testament ; et il y a surtout, dans ce documentaire, les témoignages directs d’un psychiatre général des armées, d’un photo-reporter, de correspondants de guerre (dont le journaliste Jean-Pierre Perrin, qui collabore régulièrement à Mediapart), d’un jeune sergent-chef tireur d’élite français, d'un ancien résistant…, qui tous évoquent, posément, la folie de la guerre, sa barbarie, ce dont l’homme est capable autant en bien qu’en mal.

Sur des images d’archives souvent inédites et très bien montées, ces récits viennent rappeler la fragilité de l’humanité, la troublante et effrayante capacité de destruction des hommes. Une réflexion avant tout sur l’essence même de la vie et ce qu’elle implique de courage et d’engagement à mener pour combattre l’inhumanité. Non encore sorti en salle, ce film est plus que nécessaire aujourd’hui.


Film documentaire 2018, VOST, 111 min, France // Réalisation, scénario, image, montage, son : Sarah Franco-Ferrer // Production L'Atelier Quetzal-Sarah Franco-Ferrer.

Lire aussi la critique de Jean-Claude Guillebaud (TéléObs) : La guerre et son récit hollywoodien


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