Jean-Pierre Perrin

Longtemps grand reporter à Libération, travaillant sur le Proche et Moyen-Orient. A présent, journaliste indépendant et écrivain. Auteur de romans policiers, dont Chiens et Louves (Gallimard - Série noire). de récits de guerre, dont Afghanistan: jours de poussière (La Table Ronde - grand prix des lectrices de Elle en 2003) Les Rolling Stones sont à Bagdad (Flammarion - 2003) La mort est ma servante, lettre à un ami assassiné - Syrie 2005 - 2013 (Fayard - 2013) Le djihad contre le rêve d'Alexandre (Le Seuil - prix Joseph Kessel - 2017) Voir ses activités dans le club

Ses Derniers articles

  • Le Pakistan au risque des talibans

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    Faïz Hamid, le chef des services de renseignement militaire pakistanais à Kaboul, le 4 septembre 2021. © Photo DR Faïz Hamid, le chef des services de renseignement militaire pakistanais à Kaboul, le 4 septembre 2021. © Photo DR

    Islamabad a du mal à cacher sa satisfaction après la prise de Kaboul par les insurgés afghans. Mais cette victoire est lourde d’inquiétudes, de la rancœur des États-Unis à la nouvelle dynamique des djihadistes pakistanais, en passant par la crainte d’un afflux de réfugiés.

  • Afghanistan : des durs et des très durs composent le premier gouvernement taliban

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     © Photo Aamir Qureshi / AFP © Photo Aamir Qureshi / AFP

    Aucune femme ne figure parmi les 33 ministres du nouvel exécutif de Kaboul, composé presque exclusivement de religieux et dans lequel la présence du Pakistan et des réseaux Haqqani se fait lourdement sentir.

  • Un décret oblige les jeunes Afghanes à se marier aux talibans

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    Un combattant taliban croise des femmes Afghanes dans le marché Mandawi à Kaboul, le 1er septembre 2021. © Photo Hoshang Hashimi / AFP Un combattant taliban croise des femmes Afghanes dans le marché Mandawi à Kaboul, le 1er septembre 2021. © Photo Hoshang Hashimi / AFP

    Une « annonce » de la commission culturelle de l’émirat islamique a ordonné aux autorités administratives et religieuses de deux provinces du nord de l’Afghanistan de dresser dans chaque village des listes de jeunes filles célibataires et de veuves de moins de 45 ans. En vue d’un transfert au Waziristan.

  • Pandjchir : le mythe Massoud dans la vallée

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    Des membres du mouvement de résistance afghan et des forces du soulèvement anti-talibans se tiennent à l'arrière d'une camionnette armée dans le district d'Abshar, dans la province du Pandjchir, le 28 août 2021. © Photo Ahmad Sahel Arman / AFP Des membres du mouvement de résistance afghan et des forces du soulèvement anti-talibans se tiennent à l'arrière d'une camionnette armée dans le district d'Abshar, dans la province du Pandjchir, le 28 août 2021. © Photo Ahmad Sahel Arman / AFP

    La célèbre vallée afghane retrouve son rôle de bastion de la résistance. Cette fois, celle-ci est dirigée à la fois par le fils du commandant Massoud et par Amrullah Saleh, l’un des proches. Ils apparaissent bien isolés face à la puissance des talibans, qui ont cependant accepté de discuter avec eux.

  • Aux racines de l’État islamique en Afghanistan

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    Des membres de l'Etat islamique capturés en Afghanistan en 2017. © Zabihullah Ghazi / ANADOLU AGENCY via AFP Des membres de l'Etat islamique capturés en Afghanistan en 2017. © Zabihullah Ghazi / ANADOLU AGENCY via AFP

    Créée en 2014 par des fugitifs pakistanais, la branche afghane de Daech est devenue la rivale des talibans sous le nom de Wilayat Khorasan. Plus encore que les « étudiants en théologie », elle va développer l’usage des attentats-suicides comme celui perpétré, jeudi 26 août, à l’aéroport de Kaboul, faisant des dizaines de victimes.   

  • Qui est aujourd’hui le chef des talibans ?

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    16 août 2021. Des talibans dans une rue de Kaboul. © Wakil Kohsar / AFP 16 août 2021. Des talibans dans une rue de Kaboul. © Wakil Kohsar / AFP

    Si les talibans qui avaient pris Kaboul en 1996 n’obéissaient qu’au seul mollah Omar, ceux d’aujourd’hui ont plusieurs chefs. Mais le mouvement n’a pas perdu pour autant son opacité, au point que l’on ignore qui le dirige véritablement.

  • La famille Haqqani, meilleure amie et pire ennemie de la CIA

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    Djalâlouddine Haqqani, au centre, en 1991. © Photo Afghan Media Resource Center Djalâlouddine Haqqani, au centre, en 1991. © Photo Afghan Media Resource Center

    Alors que les États-Unis se retirent d’Afghanistan après une guerre de 20 ans, Mediapart revient sur les années 1980-2020 et l’émergence du djihad global dans les montagnes de l’Hindou Kouch. Là se cache la famille Haqqani, grande alliée des États-Unis pendant la guerre contre les Soviétiques, qui a fait ensuite le pari d’Al-Qaïda.

  • « Frapper l’ennemi lointain » à l’abri des montagnes

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    Oussama Ben Laden dans les montagnes afghanes en 1996. Ces images prises par le journaliste Abdel Barri Atwan ont été rendues publiques par le ministère de la justice américain lors du procès de Khaled al-Fawwaz, un lieutenant d’Al Quaïda, en 2014. © Photo Abdel Barri Atwan /  Ministère de la justice Américain Oussama Ben Laden dans les montagnes afghanes en 1996. Ces images prises par le journaliste Abdel Barri Atwan ont été rendues publiques par le ministère de la justice américain lors du procès de Khaled al-Fawwaz, un lieutenant d’Al Quaïda, en 2014. © Photo Abdel Barri Atwan / Ministère de la justice Américain


    Alors que les États-Unis se retirent d’Afghanistan après une guerre de vingt ans qu’ils ont finalement perdue, Mediapart revient sur les années 1980-2020 qui ont vu l’émergence du djihad global dans les montagnes de l’Hindou Kouch. Revenu en 1996 dans la région, Oussama Ben Laden sait qu’il peut compter sur la protection promise par le code d’honneur pachtoun.

  • Dans « la tanière des partisans », la création d’Al-Qaïda

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    Oussama Ben Laden et Ayman al-Zawahiri dans la vidéo de revendication des attentats du 11 septembre 2001. © Capture d’écran fournie par le bureau du procureur des États-unis Oussama Ben Laden et Ayman al-Zawahiri dans la vidéo de revendication des attentats du 11 septembre 2001. © Capture d’écran fournie par le bureau du procureur des États-unis

    Alors que les États-Unis se retirent d’Afghanistan après une guerre de vingt ans qu’ils ont perdue, Mediapart revient sur les années 1980-2020 qui ont vu l’émergence du djihad global. C’est à Djaji, dans les montagnes de l’Hindou Kouch, qu’Oussama Ben Laden et Ayman al-Zawahiri créent en août 1988 Al-Qaïda.

  • Abdallah Azzam, l’homme qui rendit la guerre sainte populaire

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    À Peshawar, des chefs de l’insurrection afghane. © Photo DR / Twitter Thomas Hegghammer À Peshawar, des chefs de l’insurrection afghane. © Photo DR / Twitter Thomas Hegghammer

    Alors que les États-Unis se retirent d’Afghanistan après une guerre de vingt ans qu’ils ont perdue, Mediapart revient sur les années 1980-2020, qui ont vu l’émergence du djihad global dans les montagnes de l’Hindou Kouch. Tout commence avec l’arrivée à Peshawar, au début des années 1980, du cheikh palestinien Abdallah Azzam. Premier article de notre série.