Longtemps grand reporter à Libération, travaillant sur le Proche et Moyen-Orient. A présent, journaliste indépendant et écrivain.
Auteur de romans policiers,
dont Chiens et Louves (Gallimard - Série noire) et Une guerre sans fin (Rivages noir),
de récits de guerre, dont
Afghanistan: jours de poussière (La Table Ronde - grand prix des lectrices de Elle en 2003)
Les Rolling Stones sont à Bagdad (Flammarion - 2003)
La mort est ma servante, lettre à un ami assassiné - Syrie 2005 - 2013 (Fayard - 2013)
Le djihad contre le rêve d'Alexandre (Le Seuil - prix Joseph Kessel - 2017)
Alors que l'ancien ambassadeur américain à Damas estime la victoire de Bachar al-Assad acquise et une reconquête totale du pays probable d'ici « deux à quatre ans », la chercheuse et opposante syrienne Bassma Kodmani, qui participe aux négociations d'Astana, fait le point sur l'état du conflit et la situation géopolitique en cours de bouleversement.
Dans une déclaration récente, Donald Trump s’en est pris vertement à Islamabad, son principal allié dans la lutte antiterroriste, qui « accueille les mêmes terroristes que nous combattons », en l’occurrence les talibans afghans. Parmi eux, le clan des Haqqani, ou l’histoire de la radicalisation sans fin d’une famille passée de la lutte contre les Soviétiques à la guerre contre les États-Unis.
Le président iranien doit contenir les menaces de nouvelles sanctions des États-Unis et les attaques de son opposition conservatrice, qui ont notamment fait arrêter son frère récemment. En jeu: sa succession.
La chute de Mossoul, après neuf mois de combats, laisse entrevoir l'absence de plan national et international à l'après-Daech. Et la ville risque d'être un laboratoire de ce que pourrait devenir la région, loin de toute réconciliation nationale.
C'est bien plus qu'une révolution de palais. Le complexe système de pouvoir saoudien est bouleversé par la promotion soudaine de Mohammed ben Salmane, désormais prince héritier au côté de son père, le vieux roi Salmane. En ayant écarté tous ses rivaux, celui que l'on surnomme « le Féroce », âgé de seulement 31 ans, concentre la quasi-totalité des pouvoirs.
Emprisonné pendant sept ans, de 2009 à 2016, le journaliste Bahman Amoui a partagé pendant dix mois sa cellule avec dix extrémistes sunnites. Il a cherché à dialoguer avec eux et à les comprendre. Une quête très difficile qui livre un constat inquiétant sur la présence d’Al-Qaïda en Iran, en particulier au Kurdistan.
Chamboulant l’ordre de succession, le roi a confié à son fils Mohammed ben Salman, 31 ans, la direction du pays. Artisan d'un programme de modernisation du royaume il y a un an, c’est lui qui, en tant que ministre de la défense, a engagé la guerre au Yémen. Chassé de ses fonctions, Mohammed ben Nayef, successeur en titre du roi Salman, subit une rare humiliation.
Un double attentat commis quasi simultanément mercredi matin dans la capitale iranienne a visé à la fois le Parlement et le sanctuaire du fondateur de la République islamique, l’imam Khomeini, faisant 12 morts et une quarantaine de blessés. C'est la première fois que l’État islamique frappe en Iran.
Si, dans le dédale des conflits qui ensanglantent le Moyen-Orient, Washington et Téhéran ont un même ennemi, l'Etat islamique, les Américains ne veulent pas que les milices chiites pro-iraniennes se renforcent. Un conflit menace autour du chantier de la route Amman-Bagdad.
L'attentat de Manchester, après celui de Londres, est sans doute le signe que l’EI a compris que la base territoriale dont il disposait, à cheval sur l’Irak et la Syrie, était amenée à disparaître. Dès lors, il ne lui reste plus que les attentats.
Le scrutin qui s'est déroulé le 19 mai a opposé frontalement le président sortant Hassan Rohani (vainqueur avec 57 % des voix), négociateur de l'accord nucléaire et favorable à l'ouverture sur le monde, et son principal rival, Ebrahim Raïssi, conservateur et gardien de l'identité révolutionnaire du pays.
Le chercheur Clément Therme explique les enjeux de l’élection présidentielle qui se tient vendredi 19 mai en Iran, et pourquoi le scrutin est absolument nécessaire à la théocratie iranienne.