Chercheur pour le programme Moyen-Orient de l’International Institute for Strategic Studies (IISS), basé dans le royaume de Bahreïn, Clément Therme explique les enjeux de l’élection présidentielle qui se tient vendredi 19 mai, et pourquoi le scrutin est absolument nécessaire à la théocratie iranienne. Dans un pays où « le vote est d’abord déterminé par les questions économiques », les faibles retombées de la levée des sanctions handicapent le président sortant, Hassan Rohani, opposé à Ebrahim Raissi, conservateur, « dont les partisans rejettent le libéralisme économique (...) et insistent sur la fracture sociale qui divise la société ».